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Salle de bain · Chêne-Bougeries (Genève)

Refaire sa salle de bain à Chêne-Bougeries

Quinze mille habitants et deux records parmi les dix communes que nous décrivons : la plus forte part de maisons — plus d'un logement sur cinq — et la plus forte part de neuf — plus d'un sur quatre depuis 2011. Entre les deux, les villas anciennes et les immeubles des années 1960.

Le centre historique de Chêne-Bougeries : maisons anciennes le long de la route
Photo : André Corboz · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · recadrée

Ce que vous habitez

Des villas anciennes, du neuf, et les immeubles des années 1960.

21,1 %
de maisons individuelles

1 366 maisons sur 6 488 logements — le record des dix. Le chantier en maison est plus libre, et plus long à chiffrer.

27,8 %
achevés depuis 2011

Plus d'un sur quatre — l'autre record. Le centre, Rigaud, la Gradelle : des salles de bain neuves, qu'on améliore plutôt qu'on ne refait.

15,9 %
bâtis avant 1946

Un sur six. Des villas et des maisons de maître qui ont plus de quatre-vingts ans, et des salles de bain ajoutées après coup.

24,8 %
bâtis entre 1946 et 1970

Un sur quatre : le Chêne-Bougeries des années 1960, avec ses pièces d'eau d'origine.

Chêne-Bougeries est une commune résidentielle : plus d'un logement sur cinq est une maison individuelle, souvent ancienne — un sur six date d'avant 1946. En maison, le chantier est plus libre — pas de voisin dessous, pas d'administrateur — mais plus long à chiffrer : chaque villa a ses réseaux, ses planchers, sa chaudière, et le devis ne peut pas se copier d'une maison à l'autre. Dans une maison de maître d'avant-guerre, la salle de bain a souvent été ajoutée après coup : plancher bois, évacuations le long des murs.

Un point à vérifier avant tout gros chantier en villa, et il est propre à ce coin du canton : la zone villas de Chêne-Bougeries est en pleine densification. Le plan directeur communal — débattu jusque devant les urnes en 2021 — désigne des périmètres où les parcelles de villas ont vocation à accueillir des immeubles, et la commune fait partie des six où se concentre l'essentiel de cette transformation. Conséquence très concrète : avant d'engager 30 000 francs dans la salle de bain d'une villa, demandez à la commune si votre parcelle est dans un périmètre de densification. Rénover à neuf une maison qui sera vendue à un promoteur dans cinq ans est le genre de gâchis qu'une simple question évite.

En immeuble — la majorité tout de même —, trois réflexes s'imposent. Lire le règlement de la PPE ou le bail, qui fixent les horaires de travaux et ce qui relève des parties communes. Prévenir l'administrateur ou la régie : à l'intérieur de votre logement, en général pas de vote ; sur une colonne commune, un mur porteur ou une façade, la question se pose. Et ne pas transiger sur l'étanchéité, parce qu'une infiltration ne reste jamais chez vous — les quatre points de fuite d'une douche, et comment on les ferme.

Dans le neuf — plus d'un logement sur quatre —, la salle de bain est saine mais standard : le chantier utile est léger, changer ce qui se voit et se touche, pour une fraction d'une rénovation complète. Le piège serait de payer une dépose totale pour une pièce qui n'en a pas besoin.

Ce que l'on trouve en ouvrant

La villa ancienne, un chantier à part.

Dans une maison d'avant 1946, la salle de bain est souvent une pièce rapportée : le plancher bois demande une étanchéité irréprochable et parfois un renfort sous une douche maçonnée, les colonnes en fonte se raccordent avec des pièces spécifiques, et le moindre déplacement d'évacuation devient une affaire de pente et de hauteur de sol. Ce n'est pas un obstacle ; c'est un chantier qui demande quelqu'un qui en a déjà fait — et qui saura vous dire quand une belle pièce ancienne mérite d'être gardée plutôt que rasée.

Dans une villa ou un immeuble des années 1946-1990, on retrouve le lot habituel : baignoire encastrée, carrelage scellé ou collé selon l'époque, aération par la fenêtre ou une petite gaine. La ventilation devient un vrai poste — un extracteur, une sortie, à écrire noir sur blanc —, et l'électricité doit respecter les zones de sécurité de la NIBT autour de la douche et de la baignoire ; sur une installation ancienne, c'est le moment de la mettre au niveau.

Si vous déplacez la douche ou la baignoire de plus d'un mètre, demandez à l'artisan comment il assure la pente d'évacuation : en villa, on peut parfois passer par le sous-sol ; en immeuble, c'est jusqu'à la colonne, et c'est là qu'un devis flou cache un rehaussement de sol dont on n'a pas parlé.

L'eau

Une eau moyennement dure, entre 19 et 22 °f.

Ici, l'eau ne vient pas du lac. D'après les Services industriels de Genève, Chêne-Bougeries est alimentée par la nappe du Genevois : 18,9 à 22,1 degrés français, une eau moyennement dure — plus calcaire que celle du lac (13 à 14 °f) que boivent la Ville et la rive droite. C'est vrai de toute la commune, de la Gradelle à Conches.

Cela ne change pas le prix du chantier, mais cela oriente des choix qui se voient au bout de quelques mois : un verre de paroi traité anticalcaire, un mitigeur dont la cartouche se change sans tout démonter, des joints époxy plutôt que ciment dans la zone de douche, et de la prudence avec le noir mat et le laiton brut, qui marquent chaque goutte. Sur un marbre ou un travertin, l'anticalcaire est interdit : c'est ici qu'un nettoyant neutre spécial pierre devient indispensable. Un adoucisseur n'est pas nécessaire à ce niveau ; c'est une question de confort, à poser à l'artisan sans qu'il vous la vende.

Le marché genevois

Villas et PPE : deux façons de commander un chantier.

En villa, vous êtes le seul maître d'ouvrage : personne à prévenir, mais personne non plus pour vérifier à votre place que le devis est complet — c'est à vous de lire la ligne ventilation, la ligne étanchéité, la ligne déplacement. Les attentes sont souvent hautes ici, et les artisans le savent : un devis « haut de gamme » doit l'être dans ses lignes, pas seulement dans son total. En PPE ou en location, l'interlocuteur est l'administrateur ou la régie.

Deux règles genevoises pèsent sur un devis. Si vous êtes locataire — huit ménages sur dix dans le canton —, refaire la salle de bain demande l'accord écrit du bailleur ; si vous êtes bailleur, la LDTR soumet à autorisation les travaux qui dépassent l'entretien. Dans les deux cas, la question se pose avant le premier devis, pas après — nous expliquons ici où passe exactement la frontière.

Les prix genevois sont en haut de la fourchette romande, et les carnets se remplissent vite : il faut compter deux à trois mois entre votre demande et le début des travaux. Nous avons détaillé les fourchettes poste par poste, sans avancer de chiffre local que nous ne pourrions pas prouver.

Les aides

Ce à quoi vous pouvez prétendre.

Pour une salle de bain seule, il n'existe ni aide fédérale ni aide cantonale genevoise : les subventions suisses visent l'énergie, pas les pièces d'eau. Deux portes restent ouvertes selon votre situation — l'assurance-invalidité avant l'âge de la retraite, les prestations complémentaires à l'âge AVS —, et la TVA à 8,1 % comme la déduction fiscale des frais d'entretien pèsent bien plus lourd sur un budget que n'importe quelle subvention.

Nous avons détaillé tout cela dans une page à part : ce qui existe, ce qui n'existe pas, l'ordre dans lequel s'y prendre, et l'autorisation que votre situation exige avant le premier devis.

À Chêne-Bougeries, le conseil est à portée de main : les ergothérapeutes d'imad, l'institution genevoise de maintien à domicile, évaluent le logement et proposent les adaptations utiles, et Pro Senectute Genève oriente sur les démarches. Les dispositifs bougent : vérifiez les conditions au moment de votre projet, nous ne les garantissons pas.

Comment nous travaillons

Un professionnel qui vient à Chêne-Bougeries, et rien d'autre.

Nous ne réalisons pas les travaux et nous n'avons pas de « réseau d'artisans chênois » à vous vanter. Ce que nous faisons est plus simple : vous avez le projet, nous avons le professionnel qui le prend à Chêne-Bougeries, nous lui confions votre demande — à lui seul, jamais revendue ailleurs — et c'est lui qui vous contacte.

Son offre se lit avec ce que vous venez de lire : la ventilation y est-elle ? le procédé d'étanchéité est-il nommé ? le déplacement est-il compris ? Puis vous signez avec lui, ou avec personne. Le contrat est entre vous et lui, la garantie pour les défauts aussi — Code des obligations, et norme SIA 118 si elle est écrite au contrat ; nous ne sommes jamais partie au chantier. Le service est gratuit pour vous.

D'où viennent ces informations

OCSTAT, bâtiments et logements par commune au 30 juin 2026 (T 09.02.1.1.01) et logements selon la période de construction au 31 décembre 2025 (T 09.02.1.2.02) ; population en mars 2026 (T 01.01.5.01) ; Services industriels de Genève / SITG pour la dureté de l'eau ; OFS pour la part de locataires du canton ; OCLPF pour la LDTR ; OMAI pour l'assurance-invalidité.

ONDÉA ne réalise aucun chantier et n'a pas de réseau constitué à Chêne-Bougeries. Nous décrivons la ville et notre méthode, pas un historique. Le professionnel avec qui vous signez conçoit, pose et garantit les travaux ; lui seul engage sa responsabilité.

Les questions qui reviennent

Quatre réponses courtes, pour Chêne-Bougeries.

Faut-il une autorisation pour refaire la salle de bain de ma villa à Chêne-Bougeries ?

À Chêne-Bougeries, entre villas anciennes et immeubles des années 1960, tout dépend de ce que vous habitez — en villa, vous décidez seul. Non, tant que vous restez à l'intérieur de la maison. Une sortie de ventilation en façade ou en toiture, un agrandissement ou une ouverture nouvelle peuvent en demander une, et certaines maisons anciennes sont recensées : l'artisan doit le dire. En PPE ou en location, les règles habituelles s'appliquent.

Combien coûte une salle de bain refaite à Chêne-Bougeries ?

À Chêne-Bougeries, la salle de bain d'une villa ancienne et celle d'un immeuble des années 1960 n'appellent pas le même chantier. Nous n'affichons pas de prix local tant que nous n'avons pas assez de devis réels pour le faire honnêtement. Les fourchettes suisses que nous avons recoupées vont de 14 000 à 35 000 CHF pour une pièce de 5 m² refaite entièrement, et Genève se situe dans le haut ; en villa, et avec de la pierre naturelle, on dépasse. Notre article sur le prix d'une rénovation détaille chaque poste.

Mon eau est-elle plus calcaire qu'en ville ?

Oui, un peu : Chêne-Bougeries est alimentée par la nappe du Genevois, entre 19 et 22 °f, contre 13 à 14 pour l'eau du lac. Rien de dramatique — c'est une eau moyennement dure —, mais si vous choisissez le marbre ou le travertin, un nettoyant neutre est indispensable, l'anticalcaire interdit. Un adoucisseur n'est pas nécessaire.

Intervenez-vous aussi à Chêne-Bourg, Cologny ou Vandœuvres ?

Oui, tout le canton est dans notre secteur. La commune exacte du logement, dans le formulaire, suffit : c'est elle que nous transmettons au professionnel, et c'est ce qui lui permet de chiffrer le déplacement.

Votre projet à Chêne-Bougeries, en trente secondes.

Vous avez un projet pour votre maison ou votre appartement de Chêne-Bougeries ; nous avons le professionnel qui peut le prendre, et c'est lui qui vous contacte. C'est gratuit, et vous signez avec lui, jamais avec nous.

Que voulez-vous faire ?
Votre logement ?

Vous êtes à Chêne-Bourg, Thônex, Cologny ou Vandœuvres ? Corrigez simplement la commune.

En envoyant ce formulaire, vous acceptez que vos coordonnées soient transmises au professionnel choisi pour votre projet, qui vous contactera. Vous pouvez vous y opposer à tout moment en nous écrivant. Ce que deviennent vos données.

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