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Le chantier · · 7 min de lecture · par Jonathan

Rénovation d'appartement à Genève : par où commencer.

Un appartement genevois ne se rénove pas comme une maison française : la LDTR surveille les loyers, la PPE trace la frontière entre votre lot et l'immeuble, et le bâti ancien réserve ses surprises. Voici l'ordre dans lequel prendre le chantier — et pourquoi la salle de bain, la pièce la plus dense en métiers, en est presque toujours le pivot.

Appartement en plein chantier : échelle double, gaines au sol, grandes fenêtres cintrées
Photo : Steffen Lemmerzahl · Unsplash

Avant le premier devis

Trois questions qui décident de tout le chantier.

À Genève, le droit s'invite dans les travaux plus qu'ailleurs. Trois réponses cadrent le projet.

Qui habite le logement ? Locataire : l'accord écrit du bailleur avant tout (art. 260a du Code des obligations). Propriétaire bailleur : la LDTR soumet à autorisation les travaux qui dépassent l'entretien, et contrôle le loyer 3 ans après travaux — 5 en cas de transformation lourde. Propriétaire occupant : le plus libre des trois.

Dans quel bâtiment ? En PPE, votre lot est à vous — colonnes, murs porteurs, façades et dalle sont à l'immeuble. Dans le bâti ancien du centre, la loi Blondel protège près de 2 000 immeubles 1800-1933 : le détail est sur notre page Genève.

Le projet déplace-t-il quelque chose ? À l'identique, c'est de l'entretien : rien à demander. Déplacer cloisons ou sanitaires exige une APA. Le guide complet des autorisations à Genève est ici — la LCI, la LDTR, la villa et les bâtiments protégés.

Le pivot du chantier

Pourquoi la salle de bain donne le tempo.

C'est la plus petite pièce de l'appartement, et la plus dense : eau, électricité, étanchéité, carrelage et ventilation s'y croisent.

Une rénovation d'appartement s'ordonne par corps de métier : ce qui est dans les murs d'abord — l'installateur sanitaire pour les réseaux, l'électricien pour les zones de sécurité —, puis l'étanchéité, puis le carreleur, puis les finitions. La salle de bain concentre toute cette chaîne : quand elle est bien séquencée, le reste de l'appartement suit.

C'est aussi la pièce la plus chère au mètre carré : 3 000 à 9 000 CHF pour la rafraîchir, 14 000 à 35 000 CHF pour la refaire entièrement — le détail poste par poste est sur notre page prix. Et si le projet remplace une baignoire par une douche, ce chantier a sa page dédiée.

Le cas le plus fréquent

Rénover entre deux locataires : la LDTR d'abord.

C'est le moment classique de la réfection complète — et le moment exact où la loi genevoise entre en scène.

Une salle de bain refaite à l'identique reste de l'entretien. Mais une réfection complète de l'appartement entre deux baux bascule dans le périmètre de la LDTR : autorisation à demander, et loyer contrôlé après travaux. Le calendrier du bailleur doit intégrer la procédure — une autorisation obtenue après coup coûte toujours plus cher qu'une question posée avant. Le volet financier — TVA à 8,1 %, déduction fiscale des frais d'entretien — est détaillé dans notre page aides et TVA.

Questions fréquentes

Cinq réponses courtes.

Par où commencer une rénovation d'appartement à Genève ?

Par trois questions avant tout devis : qui habite le logement (locataire, propriétaire occupant, bailleur), dans quel bâtiment (PPE, immeuble locatif, bâti protégé), et le projet déplace-t-il des cloisons ? Les réponses décident des autorisations, du calendrier et du loyer d'après travaux. Notre guide des autorisations détaille chaque cas.

Faut-il une autorisation pour rénover un appartement ?

Refaire à l'identique reste de l'entretien : rien à demander. Déplacer des cloisons ou des sanitaires exige une autorisation (APA, dossier signé par un architecte inscrit). Et dans un logement loué, la LDTR s'applique dès que les travaux dépassent l'entretien : le loyer est contrôlé 3 ans après travaux, 5 en cas de transformation lourde.

Combien coûte la salle de bain dans une rénovation d'appartement ?

C'est la pièce la plus chère au mètre carré : 3 000 à 9 000 CHF pour la rafraîchir, 14 000 à 35 000 CHF pour la refaire entièrement (pièce de 5 m², TVA à 8,1 % comprise). L'installateur sanitaire et le carreleur pèsent à eux deux 45 à 60 % de ce budget.

Dans quel ordre faire les travaux ?

La règle des corps de métier : ce qui est dans les murs d'abord (sanitaire, électricité), puis l'étanchéité, puis les surfaces (carrelage, peinture), puis les équipements et finitions. La salle de bain concentre tous ces métiers dans la plus petite pièce — c'est elle qui donne le tempo du chantier.

En PPE, que puis-je rénover sans demander ?

Tout ce qui reste dans votre lot : cuisine, salle de bain, sols, peintures. La limite est nette : colonnes de chute, murs porteurs, façades et dalle sont communs — prévenez l'administrateur, et posez la question avant de creuser quoi que ce soit.

D'où viennent ces informations

Les sources, et leur date.

LCI (L 5 05) et LDTR (L 5 20) genevoises pour les autorisations et le contrôle des loyers ; art. 260a du Code des obligations pour les locataires ; fourchettes de prix : moyennes publiques recoupées pour la Suisse romande (sources citées sur notre page prix), état août 2026. ONDÉA ne réalise aucun chantier et se concentre sur la salle de bain : pour une rénovation d'appartement complète, nous confions votre projet au professionnel capable de la prendre, salle de bain comprise — un seul, et le contrat se signe avec lui.

Commencez par la pièce qui décide.

Votre projet tient en cinq questions — l'appartement, l'étage, la commune, ce qui bouge et ce qui reste. Nous le confions au professionnel du canton de Genève dont c'est le métier, et c'est lui qui vous contacte. Gratuit, sans engagement ; vous signez avec lui, ou avec personne.