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Salle de bain · Ville de Genève

Refaire sa salle de bain à Genève

Deux cent dix mille habitants, cent quinze mille logements, et à peine six maisons pour mille : en ville de Genève, une salle de bain se refait en immeuble, au-dessus et en dessous de quelqu'un — et souvent dans un bâtiment qui a plus d'un siècle.

Genève vue du ciel : la rade, le jet d'eau et les toits de la ville, le Salève à l'horizon
Photo : Stéphane Pecorini · Wikimedia Commons · CC BY-SA 2.0 fr · recadrée

Ce que vous habitez

Une ville d'immeubles, et de salles de bain qui ont l'âge du bâtiment.

99,4 %
de logements en immeuble

Sur 115 205 logements, 670 maisons individuelles. Tout ce que vous touchez concerne aussi vos voisins, et souvent une régie.

20,7 %
bâtis avant 1919

Un logement sur cinq. Les Pâquis, les Eaux-Vives, Plainpalais, Saint-Gervais : des immeubles qui n'avaient pas de salle de bain à l'origine, et où elle a été ajoutée après coup.

33,1 %
bâtis entre 1946 et 1970

Un sur trois. Les salles de bain de ces immeubles ont, au mieux, connu une rénovation dans les années 1990.

6,9 %
achevés depuis 2011

Peu de neuf en ville : quand on refait une salle de bain à Genève, on refait presque toujours de l'ancien.

Genève est la commune la plus densément habitée du canton, et celle où l'on vit le plus en immeuble. Ce n'est pas un détail pour une salle de bain : tout ce que vous touchez concerne aussi vos voisins — les colonnes d'évacuation qui traversent l'immeuble, le plancher qui vous sépare de l'appartement du dessous, les horaires auxquels un carreleur peut faire tourner sa disqueuse.

Trois réflexes s'imposent avant de signer un devis en immeuble. Lire le règlement de la PPE — la propriété par étages, l'équivalent suisse de la copropriété — ou le bail, qui fixent les horaires de travaux et disent ce qui relève des parties communes. Prévenir l'administrateur ou la régie : des travaux qui restent à l'intérieur de votre logement ne demandent en général pas de vote en assemblée, mais dès que l'on touche une colonne commune, un mur porteur ou que l'on perce une façade pour une ventilation, la question se pose. Et ne pas transiger sur l'étanchéité de la zone de douche, parce qu'une infiltration ne reste jamais chez vous — ce que l'étanchéité d'une douche exige, point par point.

Huit ménages sur dix sont locataires dans le canton, davantage encore en ville : une part des projets vient de bailleurs et de régies qui rénovent entre deux baux, souvent dans un délai serré. Si c'est votre cas, sachez qu'un chantier de salle de bain se compte en semaines et que le calendrier des artisans genevois est chargé — on y revient plus bas.

Ce que l'on trouve en ouvrant

Avant 1919 ou entre 1946 et 1970, deux chantiers différents.

Dans les immeubles d'avant 1919 — un sur cinq —, la salle de bain a souvent été ajoutée dans un placard, un bout de cuisine ou une chambre de bonne, avec des évacuations qui courent le long des murs et des planchers en bois. Rien de dramatique, mais cela dicte le devis : le plancher bois demande une étanchéité irréprochable et parfois un renfort sous une douche maçonnée, les colonnes en fonte se raccordent avec des pièces spécifiques, et le moindre déplacement d'évacuation devient une affaire de pente et de hauteur de sol.

Dans les immeubles de 1946 à 1970 — un sur trois —, il n'est pas rare que la pièce n'ait jamais été refaite : baignoire en fonte ou en acier, carrelage scellé sur mortier, faïence à mi-hauteur, une aération par simple grille. Le carrelage scellé se dépose plus lourdement qu'un carrelage collé, et l'évacuation des gravats pèse dans un immeuble sans ascenseur. Les alimentations en plomb, encore présentes dans certains bâtiments d'avant 1970, se remplacent à cette occasion. La ventilation est le poste que l'on oublie et qui fait revenir les moisissures six mois après. Enfin, l'électricité doit respecter les zones de sécurité de la NIBT autour de la douche et de la baignoire ; sur une installation ancienne, c'est le moment de la mettre au niveau.

Si vous déplacez la douche ou la baignoire de plus d'un mètre, demandez à l'artisan comment il assure la pente d'évacuation jusqu'à la colonne : c'est un des points où un devis flou cache un rehaussement de sol dont on n'a pas parlé.

Un cadre propre à la Ville, que beaucoup découvrent en cours de projet : environ 250 ensembles du XIXe et du début du XXe siècle — près de 2 000 bâtiments construits entre 1800 et 1933 — sont protégés par la loi Blondel (art. 89 à 93 de la LCI), en plus de la Vieille-Ville qui a son propre régime. Refaire la salle de bain à l'intérieur reste possible ; mais toucher une façade, une fenêtre sur rue ou la toiture d'un immeuble d'ensemble demande une autorisation. Si votre immeuble est dans la ceinture fazyste — les grands alignements autour du centre —, posez la question à la régie avant le devis : elle sait, et c'est gratuit.

L'eau

Une eau douce presque partout, un peu plus dure rive gauche.

D'après les Services industriels de Genève, la Ville boit surtout l'eau du lac, 13,1 à 13,9 degrés français — une eau douce ; mais une partie de la rive gauche, du côté des Eaux-Vives et de Champel, est alimentée par la nappe du Genevois, 18,9 à 22,1 °f, moyennement dure. Deux réalités dans la même commune, et des choix qui ne sont pas les mêmes.

Côté lac, peu de calcaire : presque jamais d'anticalcaire, finitions sombres et pierre naturelle tenables, adoucisseur sans intérêt. Côté nappe, un verre de paroi traité anticalcaire, des joints époxy plutôt que ciment dans la douche, un mitigeur à cartouche remplaçable, et un nettoyant neutre si vous choisissez la pierre — l'anticalcaire y est interdit. Dans les deux cas, un adoucisseur n'est pas nécessaire ; c'est une question de confort, à poser à l'artisan sans qu'il vous la vende.

Le marché genevois

Des régies, des PPE, et des artisans très demandés.

En ville, l'interlocuteur n'est presque jamais seulement l'artisan : c'est la régie qui gère l'immeuble pour le compte du propriétaire, ou l'administrateur de la PPE. Une salle de bain refaite dans un appartement loué se décide entre le locataire, la régie et le bailleur ; dans une PPE, l'assemblée n'a pas son mot à dire tant que vous restez dans votre lot, mais l'administrateur, si.

Deux règles genevoises pèsent sur un devis. Si vous êtes locataire — huit ménages sur dix dans le canton —, refaire la salle de bain demande l'accord écrit du bailleur ; si vous êtes bailleur, la LDTR soumet à autorisation les travaux qui dépassent l'entretien. Dans les deux cas, la question se pose avant le premier devis, pas après — nous expliquons ici où passe exactement la frontière.

Les prix genevois sont en haut de la fourchette romande, et les carnets se remplissent vite : il faut compter deux à trois mois entre votre demande et le début des travaux. Nous avons détaillé les fourchettes poste par poste, sans avancer de chiffre local que nous ne pourrions pas prouver.

Les aides

Ce à quoi vous pouvez prétendre.

Pour une salle de bain seule, il n'existe ni aide fédérale ni aide cantonale genevoise : les subventions suisses visent l'énergie, pas les pièces d'eau. Deux portes restent ouvertes selon votre situation — l'assurance-invalidité avant l'âge de la retraite, les prestations complémentaires à l'âge AVS —, et la TVA à 8,1 % comme la déduction fiscale des frais d'entretien pèsent bien plus lourd sur un budget que n'importe quelle subvention.

Nous avons détaillé tout cela dans une page à part : ce qui existe, ce qui n'existe pas, l'ordre dans lequel s'y prendre, et l'autorisation que votre situation exige avant le premier devis.

En ville de Genève, le conseil est à portée de main : les ergothérapeutes d'imad, l'institution genevoise de maintien à domicile, évaluent le logement et proposent les adaptations utiles, et Cité Seniors, le lieu d'accueil de la Ville pour les plus de 55 ans, oriente sur les démarches. Les dispositifs bougent : vérifiez les conditions au moment de votre projet, nous ne les garantissons pas.

Comment nous travaillons

Un professionnel qui vient à Genève, et rien d'autre.

Nous ne réalisons pas les travaux et nous n'avons pas de « réseau d'artisans genevois » à vous vanter. Ce que nous faisons est plus simple : vous avez le projet, nous avons le professionnel qui le prend à Genève, nous lui confions votre demande — à lui seul, jamais revendue ailleurs — et c'est lui qui vous contacte.

Son offre se lit avec ce que vous venez de lire : la ventilation y est-elle ? le procédé d'étanchéité est-il nommé ? le déplacement est-il compris ? Puis vous signez avec lui, ou avec personne. Le contrat est entre vous et lui, la garantie pour les défauts aussi — Code des obligations, et norme SIA 118 si elle est écrite au contrat ; nous ne sommes jamais partie au chantier. Le service est gratuit pour vous.

D'où viennent ces informations

OCSTAT, bâtiments et logements par commune au 30 juin 2026 (T 09.02.1.1.02) et logements selon la période de construction au 31 décembre 2025 (T 09.02.1.2.03) ; population en mars 2026 (T 01.01.5.01) ; Services industriels de Genève / SITG pour la dureté de l'eau ; OFS pour la part de locataires du canton ; OCLPF pour la LDTR ; OMAI pour l'assurance-invalidité.

ONDÉA ne réalise aucun chantier et n'a pas de réseau constitué à Genève. Nous décrivons la ville et notre méthode, pas un historique. Le professionnel avec qui vous signez conçoit, pose et garantit les travaux ; lui seul engage sa responsabilité.

Les questions qui reviennent

Quatre réponses courtes, pour Genève.

Faut-il l'accord de la PPE ou de la régie pour refaire sa salle de bain à Genève ?

À Genève, 99,4 % des logements sont en immeuble — la question se pose donc presque toujours. En PPE, non, tant que les travaux restent à l'intérieur de votre lot et ne touchent ni les colonnes communes, ni un mur porteur, ni la façade ; il reste prudent de prévenir l'administrateur, et le règlement fixe les horaires de chantier. Si vous êtes locataire, oui : l'accord écrit du bailleur est obligatoire, et c'est souvent la régie qui pilote les travaux.

Combien coûte une salle de bain refaite à Genève ?

À Genève, un logement sur cinq date d'avant 1919, et l'état de départ d'une salle de bain y varie du tout au tout. Nous n'affichons pas de prix local tant que nous n'avons pas assez de devis réels pour le faire honnêtement. Les fourchettes suisses que nous avons recoupées vont de 14 000 à 35 000 CHF pour une pièce de 5 m² refaite entièrement, et Genève se situe dans le haut. Notre article sur le prix d'une rénovation détaille chaque poste.

Mon immeuble date d'avant 1919 : est-ce un problème ?

Non, mais c'est un chantier différent : plancher en bois, colonnes en fonte, salle de bain souvent ajoutée après coup. Le devis doit nommer l'étanchéité, dire comment la pente d'évacuation est assurée, et prévoir la ventilation. Un artisan qui a l'habitude des immeubles anciens du centre le dira sans qu'on le lui demande.

Intervenez-vous dans tous les quartiers, des Pâquis à Champel ?

Oui, toute la commune, rive droite comme rive gauche. L'adresse ou le quartier, dans le formulaire, suffit : c'est ce que nous transmettons au professionnel, et c'est ce qui lui permet de chiffrer le déplacement et le stationnement — qui compte, en ville.

Votre projet à Genève, en trente secondes.

Vous avez un projet pour votre appartement de Genève ; nous avons le professionnel qui peut le prendre, et c'est lui qui vous contacte. C'est gratuit, et vous signez avec lui, jamais avec nous.

Que voulez-vous faire ?
Votre logement ?

Vous êtes à Carouge, Lancy, Vernier ou Chêne-Bougeries ? Corrigez simplement la commune.

En envoyant ce formulaire, vous acceptez que vos coordonnées soient transmises au professionnel choisi pour votre projet, qui vous contactera. Vous pouvez vous y opposer à tout moment en nous écrivant. Ce que deviennent vos données.

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