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Refaire sa salle de bain à Vernier
Trente-neuf mille habitants — la deuxième commune du canton —, neuf logements sur dix en immeuble, et deux époques qui se font face : les grands ensembles des années 1960 et 1970, du Lignon aux Avanchets, et les quartiers neufs sortis de terre depuis dix ans.
Ce que vous habitez
Des grands ensembles, et des salles de bain livrées en série.
Sur 16 906 logements, 1 549 maisons individuelles. À Vernier, une salle de bain se refait au-dessus et en dessous de quelqu'un.
Quatre sur dix. Le Lignon, Châtelaine, les Libellules : les salles de bain de ces immeubles ont, au mieux, connu une rénovation dans les années 1990.
Les Avanchets et leur suite : des pièces d'eau standard, livrées en série, qui arrivent à cinquante ans.
Un sur cinq. Les nouveaux quartiers, où l'on ne refait pas — on améliore ce qui a été livré en série.
Vernier est la commune des grands ensembles genevois : le Lignon et sa barre d'un kilomètre, les Avanchets, Châtelaine, les Libellules. Six logements sur dix ont été bâtis entre 1946 et 1990, dans des immeubles où les salles de bain se ressemblent toutes — mêmes dimensions, mêmes colonnes, mêmes baignoires. Ce n'est pas un défaut : c'est ce qui permet à un artisan qui en a refait une de savoir ce qu'il trouvera dans la vôtre.
Trois réflexes s'imposent en immeuble. Lire le règlement de la PPE ou le bail, qui fixent les horaires de travaux et ce qui relève des parties communes. Prévenir l'administrateur ou la régie : à l'intérieur de votre logement, en général pas de vote ; sur une colonne commune, un mur porteur ou une façade, la question se pose. Et ne pas transiger sur l'étanchéité, parce qu'une infiltration ne reste jamais chez vous — l'étanchéité d'une douche à l'italienne, expliquée de bout en bout.
Un cas particulier, et il vaut mieux le connaître avant de commander quoi que ce soit : la cité du Lignon est protégée. Ses 2 780 logements, bâtis de 1963 à 1971 sur les plans de Georges Addor, font l'objet d'un plan de site adopté par le Conseil d'État le 13 mai 2009 (n° 29430A-540, toujours en vigueur), qui impose de respecter l'aspect d'ensemble du bâtiment. L'intérieur de votre appartement, lui, reste le vôtre : refaire une salle de bain n'a rien d'interdit. Mais tout ce qui touche la façade change de nature — percer un mur extérieur pour sortir une ventilation, remplacer une fenêtre, modifier ce qui se voit depuis la rue. Cela ne se règle ni sur le chantier ni dans le devis : posez la question à la régie avant, et faites passer la ventilation par la gaine existante quand c'est possible.
Une grande partie du parc de Vernier est aux mains de fondations, de coopératives et de régies : beaucoup de projets se décident entre le locataire et le bailleur, entre deux baux, souvent dans un délai serré. Un chantier de salle de bain se compte en semaines, et le calendrier des artisans genevois est chargé — on y revient plus bas.
Ce que l'on trouve en ouvrant
Entre 1946 et 1990, une pièce d'origine se reconnaît vite.
Dans les immeubles de ces décennies, il n'est pas rare que la salle de bain n'ait jamais été refaite : baignoire en fonte ou en acier, carrelage scellé sur mortier, faïence à mi-hauteur, une gaine de ventilation collective parfois encrassée. Rien de tout cela n'est dramatique, mais cela dicte le devis.
Le carrelage scellé se dépose plus lourdement qu'un carrelage collé, et il faut prévoir l'évacuation des gravats — dans les tours, l'ascenseur ne se réserve pas sans prévenir la régie. Les colonnes communes des grands ensembles sont souvent en cours de remplacement immeuble par immeuble : demandez à la régie si la vôtre est programmée, refaire une salle de bain six mois avant qu'on rouvre le mur serait dommage. La ventilation est le poste que l'on oublie et qui fait revenir les moisissures six mois après. Enfin, l'électricité doit respecter les zones de sécurité de la NIBT autour de la douche et de la baignoire ; sur une installation d'origine, c'est le moment de la mettre au niveau.
Si vous déplacez la douche ou la baignoire de plus d'un mètre, demandez à l'artisan comment il assure la pente d'évacuation jusqu'à la colonne : c'est un des points où un devis flou cache un rehaussement de sol dont on n'a pas parlé.
L'eau
Une eau douce, autour de 13 à 14 °f.
D'après les Services industriels de Genève, l'eau distribuée à Vernier vient du lac Léman : 13,1 à 13,9 degrés français. En dessous de 15 °f, une eau est dite douce — c'est un luxe que peu de régions ont, et il change les choix qui se voient au bout de quelques mois. Le Rhône passe au pied du Lignon, mais l'eau du robinet, elle, vient du lac.
Concrètement : peu de calcaire, donc peu de traces sur le verre de la paroi et la robinetterie, presque jamais besoin d'anticalcaire — ce produit qui est interdit sur un marbre ou un travertin —, et un adoucisseur qui n'a pas d'intérêt ici. Les finitions sombres et la pierre naturelle, qui se marquent vite dans une eau dure, sont tenables. Un mitigeur dont la cartouche se change sans tout démonter reste un bon réflexe, eau douce ou pas.
Le marché genevois
Fondations, coopératives, régies : à qui l'on parle.
À Vernier, une bonne partie des immeubles appartient à des fondations de droit public, des coopératives d'habitation et des caisses de pension, gérés par des régies. Pour un locataire, cela veut dire un interlocuteur clair — la régie — et des procédures rodées ; pour un propriétaire en PPE, l'administrateur. Dans les deux cas, la demande passe par écrit, et elle passe avant le premier devis.
Deux règles genevoises pèsent sur un devis. Si vous êtes locataire — huit ménages sur dix dans le canton —, refaire la salle de bain demande l'accord écrit du bailleur ; si vous êtes bailleur, la LDTR soumet à autorisation les travaux qui dépassent l'entretien. Dans les deux cas, la question se pose avant le premier devis, pas après — nous expliquons ici où passe exactement la frontière.
Les prix genevois sont en haut de la fourchette romande, et les carnets se remplissent vite : il faut compter deux à trois mois entre votre demande et le début des travaux. Nous avons détaillé les fourchettes poste par poste, sans avancer de chiffre local que nous ne pourrions pas prouver.
Les aides
Ce à quoi vous pouvez prétendre.
Pour une salle de bain seule, il n'existe ni aide fédérale ni aide cantonale genevoise : les subventions suisses visent l'énergie, pas les pièces d'eau. Deux portes restent ouvertes selon votre situation — l'assurance-invalidité avant l'âge de la retraite, les prestations complémentaires à l'âge AVS —, et la TVA à 8,1 % comme la déduction fiscale des frais d'entretien pèsent bien plus lourd sur un budget que n'importe quelle subvention.
Nous avons détaillé tout cela dans une page à part : ce qui existe, ce qui n'existe pas, l'ordre dans lequel s'y prendre, et l'autorisation que votre situation exige avant le premier devis.
À Vernier, le conseil est à portée de main : les ergothérapeutes d'imad, l'institution genevoise de maintien à domicile, évaluent le logement et proposent les adaptations utiles, et Pro Senectute Genève oriente sur les démarches. Les dispositifs bougent : vérifiez les conditions au moment de votre projet, nous ne les garantissons pas.
Comment nous travaillons
Un professionnel qui vient à Vernier, et rien d'autre.
Nous ne réalisons pas les travaux et nous n'avons pas de « réseau d'artisans verniolans » à vous vanter. Ce que nous faisons est plus simple : vous avez le projet, nous avons le professionnel qui le prend à Vernier, nous lui confions votre demande — à lui seul, jamais revendue ailleurs — et c'est lui qui vous contacte.
Son offre se lit avec ce que vous venez de lire : la ventilation y est-elle ? le procédé d'étanchéité est-il nommé ? le déplacement est-il compris ? Puis vous signez avec lui, ou avec personne. Le contrat est entre vous et lui, la garantie pour les défauts aussi — Code des obligations, et norme SIA 118 si elle est écrite au contrat ; nous ne sommes jamais partie au chantier. Le service est gratuit pour vous.
D'où viennent ces informations
OCSTAT, bâtiments et logements par commune au 30 juin 2026 (T 09.02.1.1.01) et logements selon la période de construction au 31 décembre 2025 (T 09.02.1.2.02) ; population en mars 2026 (T 01.01.5.01) ; Services industriels de Genève / SITG pour la dureté de l'eau ; OFS pour la part de locataires du canton ; OCLPF pour la LDTR ; OMAI pour l'assurance-invalidité.
ONDÉA ne réalise aucun chantier et n'a pas de réseau constitué à Vernier. Nous décrivons la ville et notre méthode, pas un historique. Le professionnel avec qui vous signez conçoit, pose et garantit les travaux ; lui seul engage sa responsabilité.
Les questions qui reviennent
Quatre réponses courtes, pour Vernier.
Faut-il l'accord de la régie pour refaire sa salle de bain à Vernier ?
À Vernier, plus de neuf logements sur dix sont en immeuble, du Lignon aux Avanchets — la question se pose presque à chaque projet. Si vous êtes locataire, oui : l'accord écrit du bailleur est obligatoire, et c'est souvent la régie qui pilote les travaux. En PPE, non, tant que les travaux restent à l'intérieur de votre lot et ne touchent ni les colonnes communes, ni un mur porteur, ni la façade ; il reste prudent de prévenir l'administrateur.
Combien coûte une salle de bain refaite à Vernier ?
À Vernier, beaucoup de salles de bains d'origine des grands ensembles des années 1960-1970 relèvent de la rénovation complète plutôt que du rafraîchissement. Nous n'affichons pas de prix local tant que nous n'avons pas assez de devis réels pour le faire honnêtement. Les fourchettes suisses que nous avons recoupées vont de 14 000 à 35 000 CHF pour une pièce de 5 m² refaite entièrement, et Genève se situe dans le haut. Notre article sur le prix d'une rénovation détaille chaque poste.
Ma salle de bain est celle d'origine du Lignon ou des Avanchets : par où commencer ?
Par la régie : demandez si un remplacement des colonnes ou une rénovation d'ensemble est programmé dans votre immeuble. Si rien n'est prévu, un artisan qui a déjà travaillé dans ces ensembles sait ce qu'il trouvera derrière le carrelage ; le devis doit nommer l'étanchéité et prévoir la ventilation.
Intervenez-vous aussi à Meyrin, Satigny ou au Grand-Saconnex ?
Oui, tout le canton est dans notre secteur. La commune exacte du logement, dans le formulaire, suffit : c'est elle que nous transmettons au professionnel, et c'est ce qui lui permet de chiffrer le déplacement.
Pour aller plus loin
Trois pages qui prolongent celle-ci.
Votre projet à Vernier, en trente secondes.
Vous avez un projet pour votre appartement ou votre maison de Vernier ; nous avons le professionnel qui peut le prendre, et c'est lui qui vous contacte. C'est gratuit, et vous signez avec lui, jamais avec nous.